Cambodge

Phnom Penh, la capitale

21 mai 2016

 

Lundi 2 mai, nous nous réveillons à 6h pour prendre le bus pour Phnom Penh. La marche entre l’hôtel et la station de bus est le test pour savoir si Robin pourra marcher demain. Test réussi. Robin arrive même à porter son gros sac (heureusement, car le mien plus les deux petits me suffisent). Nous partons pour 6h théoriques de bus. Nous mettons une heure à sortir de la ville. Il n’y a pas de circulation, mais le bus fait des tours pour récupérer des gens. Nous arrivons finalement Phnom Penh à 15h30, au lieu de 12h30… 

Pour la première fois depuis que nous sommes en Asie (hormis la première nuit au Laos), nous avons réservé un hôtel. Nous avons préféré être prévoyants pour éviter que Robin ne marche trop avec le sac. L’hôtel nous envoie un tuk-tuk à la station de bus, mais une fois arrivés, on nous explique que la chambre réservée n’est pas dispo et qu’il ne reste qu’une seule chambre (petite, fenêtre sur couloir, sans clim, bétonner du sol au plafond). Robin doit vraiment se poser un peu et nous acceptons à contrecœur. Nous avons le droit à l’histoire du cousin qui vient de se marier, bla-bla-bla, etc. Nous sommes un peu soulés et partons rapidement checker un autre hôtel pour le lendemain, puis nous nous baladons dans la ville.

Nous visitons le Central Market, le Old Market, le quai Sisowath, sur les rives du Tonlé Sap. C’est la première grande ville que nous visitons depuis le Laos et le Cambodge. Nous sommes un peu déboussolés de voir autant de circulation et d’animation.

 

Le Palais Royal et la Pagode d’Argent

Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour changer d’hôtel et partir découvrir le Palais Royal.  Nous arrivons pour l’ouverture, à 8 h et nous ne sommes pas seuls. Mais on a de la chance, le ciel est bleu ! Nous n’en avions pas eu depuis l’Australie ! La visite commence par le Palais Royal et plusieurs petits temples et pavillons (dont un servant au roi à monter sur son éléphant). L’ensemble des bâtiments date seulement du XXe siècle et les quartiers actuels du roi ne sont pas ouverts à la visite. Nous poursuivons par la Pagode d’Argent, dont le sol est pavé de carreaux en argent. L’intérieur est rempli de Bouddhas, dont certains avec des centaines de belles pierres précieuses (d’autres sont beaucoup plus kitschs).

 

Le Musée National

Après une pause déjeuner et repos pour le pied de Robin, nous visitons le Musée National. C’est parfait que nous ayons déjà visité Angkor, car beaucoup de statues viennent des temples où nous étions 10 jours plus tôt. Le musée nous plait beaucoup, notamment pour son architecture et son jardin. Il a été dessiné par des architectes Français et Khmers, au début du XXe siècle.

 

Le musée du crime génocidaire S-21 et le camp d’extermination de Choeung Ek

Le lendemain, nous visitions le musée S-21 et le camp d’extermination Choeung Ek. Ces deux visites font partie des immanquables à Phnom Penh, car elles permettent de mesurer l’horreur du régime instauré par les Khmers rouges (1975-1979). Le 17 avril 1975, ils entrèrent dans la capitale et vidèrent la ville en 48 heures, prétextant des bombardements américains (fin de la guerre du Vietnam) et 2,5 millions de personnes sont envoyées vers les campagnes. Selon leur idéologie, les Khmers Rouges mirent en place une nouvelle organisation de l’ensemble de la société cambodgienne ; c’est l’année 0. Les intellectuels, médecins et professeurs sont emprisonnés et c’est tout un peuple qui se retrouve forcé à travailler dans les champs et dans des conditions inhumaines.

Le musée S-21, ou musée du crime génocidaire, est la principale prison du régime et Choeung Ek, aussi appelé Killing Fields, le principal lieu d’exécution. Pendant trois ans, les Khmers rouges ont exterminé leur propre peuple, des Khmers (=autogénocide). Au total, c’est 1/4 de la population qui a été torturée, puis tuée. Afin d’éviter les représailles, les Khmers Rouges tuaient pas filiation, exterminant ainsi des familles entières. Je n’entre pas plus dans les détails, mais cette partie de l’histoire cambodgienne mérite d’être connue.

Les deux visites sont très bien organisées et le travail pour expliquer ce qui s’est passé est exemplaire. Ce sont des lieux bouleversants et nous devons sauter certains passages de l’audioguide tellement les histoires sont dures.

 

Le marché russe

Entre ces deux visites éprouvantes, nous faisons une pause au marché Russe. Il doit son nom aux Russes qui venaient y faire leurs achats pendant la période vietnamienne.

 

Après deux jours et demi à Phnom Penh, nous en avons vu le principal. À Battambang, nous avons obtenu notre visa vietnamien avec une entrée sur le territoire le 12 mai. Nous décidons donc d’avancer pour aller découvrir la côte Sud du Cambodge (ET ALLER VOIR LA MER !!!).

PS : Nous avons aussi découvert leur sport national, la sieste !

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6 Commentaires

  • Répondre anna 21 mai 2016 à 14 h 21 min

    merci pour cette visite haute en couleurs mais qui laisse un gout amer …!

  • Répondre Caro 21 mai 2016 à 18 h 48 min

    Quelle belle aventure!

  • Répondre gallou 22 mai 2016 à 19 h 40 min

    Toujours très justes dans tes propos ma belle, la beauté et l’horreur, hélas la triste réalité de notre monde actuel et son histoire! Hâte de vous suivre au Vietnam ! D’énormes bisous

    • Répondre Elise 24 mai 2016 à 2 h 38 min

      Merci 😘

  • Répondre Al 23 mai 2016 à 8 h 32 min

    Trop lolilol les photos de la sieste !!

  • Répondre Bobi 23 mai 2016 à 16 h 39 min

    La sieste sur la moto, la grande base !

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