Myanmar (ex-Birmanie)

Courte escale à Kalaw

5 février 2017

 

Mardi 27 septembre — Arrivée à Kalaw au milieu de la nuit

3 h 30 du matin, le bus nous dépose à Kalaw. Il fait nuit noire, mais quelques hommes sont au café du village. Nous sommes à 1350 mètres d’altitude, il fait froid. Notre hôtel n’est pas indiqué sur le GPS et nous tournons en rond. C’est sans compter sur la gentillesse birmane ! Un homme vient nous aider (normal, à 3 h 45 du matin) et nous finissons par trouver l’hôtel. Nous avons réservé pour la nuit suivante, mais nous espérons pouvoir déposer nos sacs en attendant le lever du jour. Un vieil homme nous attend dehors, somnolant sur une chaise, et nous accueille chaleureusement. Nous essayons de lui expliquer que nous avons réservé pour la nuit prochaine (il ne parle pas un seul mot d’anglais), mais il veut absolument qu’on aille dormir dans la chambre ! Nous finissons donc notre nuit dans un grand lit, en se disant que l’on s’arrangera avec le patron le lendemain.

Dans la matinée, nous cherchons une agence de trek pour rejoindre le Lac Inle. Nous sommes en basse saison touristique et la majorité des agences ne proposent pas de trek privatif. Nous n’avons pas envie de faire un trek en groupe (coucou les Chinois du trek au Rinjani), mais notre asociabilité nous coûte cher, car cela double le prix. Nous décidons donc de faire un trek de 2 jours, au lieu des 3 nécessaires pour rejoindre le Lac Inle à pied.

Dans l’après-midi, nous faisons le tour de la petite bourgade de Kalaw. C’est très tranquille et les touristes ne se bousculent pas à cette saison. Nous rentrons pour avancer sur le tri de nos photos, puis dînons dans un restaurant décoré de nombreuses photos d’Aung San Suu Kyi.

 

Mercredi 28 septembre — Balade et shampoing birman

Ce matin, nous partons faire une petite rando autour de Kalaw. On a repéré un point de vue sur le GPS, situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous sortons dans la ville, empruntons une piste, puis coupons un peu à travers les champs, avant de rejoindre une autre piste. Les quelques locaux que nous croisons sont étonnés de nous voir là ! La végétation est verdoyante, avec de nombreuses cultures parfois très pentues.

 

À deux kilomètres du point de vue, le temps devient de plus en plus menaçant (nous sommes à la fin de saison des pluies) et nous ne voulons pas prendre de risques, car les chemins deviennent vite boueux et impraticables. Alors que nous décidons de faire demi-tour, un camion-tracteur nous double (vous avez bien lu, un camion avec, à l’avant, un moteur de tracteur). Il s’arrête une dizaine de mètres plus loin et le conducteur nous fait de grands signes. On ne se comprend pas, mais on déduit qu’il nous invite à monter dans la benne pour rejoindre la ville. On se croit dans Pékin Express ! Et finalement, c’est bien plus sportif que la marche à pied ! La benne bouge dans tous les sens : c’est compliqué de rester debout et douloureux pour les fessiers de rester assis ! Le chauffeur nous dépose à l’entrée de Kalaw, avec un sourire inégalable. Décidément, la gentillesse birmane est exceptionnelle.

 

En arrivant en ville, nous passons devant un coiffeur et on s’arrête pour que je me fasse shampouiner (le filet d’eau des douches birmanes ne suffit pas à nettoyer ma tignasse). La coiffeuse me lave les cheveux à grands coups de seaux… d’eau gelée ! Pendant ce temps, Robin papote en birman à l’aide des quelques mots que May nous a appris à Yangon. Les filles sont mortes de rire chaque fois que Robin ouvre la bouche !

 

Nous passons une aprèm tranquille à faire quelques achats pour le trek (dont une magnifique cape de pluie !) et à réorganiser nos sacs à dos pour ne porter que le nécessaire (l’agence de trek transporte nos gros sacs jusqu’au Lac Inle). Nous cherchons aussi le patron pour pouvoir régler nos nuits d’hôtel. Nous nous attendons à payer les deux nuits complètes et un supplément pour la première nuit où nous sommes arrivés à 3 h 45 du matin. Le patron insiste pour ne nous faire payer que les deux nuits. Pire, il arrondit rondement la transaction dollars/kyats à notre avantage ! Nous sommes gênés, mais cela lui semble normal… Nous sommes touchés par autant de bienveillance.

Nous nous couchons tôt, en prévision du trek du lendemain. Affaire à suivre !

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8 Commentaires

  • Répondre Christine PUCCINELLI 5 février 2017 à 16 h 31 min

    Toujours aussi intéressant. J’attends la suite

  • Répondre Philippe Fleury 5 février 2017 à 17 h 57 min

    Bien écrit et passionnant…

  • Répondre anna 5 février 2017 à 22 h 39 min

    bravo de continuer a nous raconter votre voyage toujours aussi passionant

  • Répondre Fabienne Petit 6 février 2017 à 8 h 14 min

    Penses à en faire des carnets de voyage à conserver….on les lit comme des romans d’aventures. Trop bien!

    • Répondre Katherine 12 mars 2017 à 17 h 58 min

      Oui je trouve aussi que cela vaudrait vraiment le coup !

  • Répondre aurely 12 février 2017 à 17 h 31 min

    ca a l’air d’etre un tres beau pays !!! sympa le shampooing a l eau froide 😀 (ca fait briller les cheveux)

  • Répondre Perrine la covoitureuse 3 mars 2017 à 23 h 16 min

    Toujours très agréable de voyager avec vous avec les récits et les superbes photos !
    Je voyage pendant un temps, assise sur ma chaise en France !

    • Répondre Elise 9 mai 2017 à 22 h 14 min

      Merci pour le commentaire. C’est top si cela peut faire voyager sans bouger !

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