Myanmar (ex-Birmanie)

Pyin Oo Lwin: train vertigineux et panne de bus

16 avril 2017

 

Jeudi 6 octobre — Journée en train pour rejoindre Pyin Oo Lwin

Après une nuit entrecoupée par notre visite du marché à 4 h du matin, nous partons à pied à la gare de Hsipaw. En arrivant, nous sommes surpris par la présence d’un groupe d’une vingtaine d’Allemands (en plus de quelques voyageurs individuels). C’est la première fois que nous voyons autant de touristes réunis depuis que nous sommes en Birmanie !

 

Nous sommes contents d’être arrivés 1 h 30 avant le départ du train, car nous obtenons les deux dernières places en Upper Class (l’équivalent de la première classe… ou pas). Nous avons de vrais sièges, presque moelleux, plutôt que des sièges en bois et nous allons être du bon côté pour admirer la traversée du viaduc de Gohteik (côté droit, dans le sens Hsipaw – Pyin Oo Lwin).

 

Nous sommes dans un « carré », dans le sens inverse de la marche, avec un couple d’Israéliens. Les fenêtres sont ouvertes et le train est tellement lent que nous pouvons admirer le paysage. C’est vraiment super sympa. Le trajet est animé ; l’Israélien écrase un scorpion entre mes pieds, puis Robin vire une blatte qui se balade sur nos sacs. Plus tard, des souris zigzaguent entre les sièges et nous jouons avec une petite Birmane. Dans l’après-midi, j’écraserai à mon tour un petit scorpion ! Le trajet est agréable, même s’il fait chaud. Nous savourons aussi le fait d’être en sens inverse, car l’Israélienne face à nous, côté fenêtre, se récolte les nombreuses feuilles et branches que le train coupe au passage. Elle va finir comme le bonhomme de Cetelem !

 

Nous arrivons au fameux viaduc de Gokteik. Ce n’est pas rassurant de voir que nous allons passer sur cette vieille structure de fer (construit en 1899 par les Anglais). Très lentement, le train s’engage sur le pont. Tout le monde retient son souffle et admire le paysage. Quand on regarde par la fenêtre, à la verticale, on ne voit même pas la structure métallique, seulement la jungle, 270 m plus bas ! Le vide sous nos pieds est vertigineux ! C’est très impressionnant, mais tout se passe bien !

 

Après 8 heures de train (pour 150 kilomètres…), nous arrivons finalement en gare de Pyin Oo Lwin avec seulement 10 minutes de retard (mieux que la SNCF !). Nous partageons un tuk-tuk pour la gare routière avec les Israéliens et un mec qui a perdu son passeport quelques jours auparavant. Nous espérons prendre un bus vers Bagan le soir même, mais le prochain est à 10 h le lendemain. Nous devons donc dormir à Pyin Oo Lwin et partons à pied vers le centre-ville.

En chemin, nous voyons un hôtel et demandons s’il y a des chambres libres. Ils nous disent un petit « oui » et on comprend vite qu’il y a un problème. En effet, l’hôtel n’est pas habilité à accueillir des étrangers. Nous reprenons notre recherche et finissons dans un petit hôtel familial en centre-ville. Ce n’est pas le luxe, mais cela ira très bien pour une nuit. Nos sacs à peine posés (et encore suants du trajet en train), nous partons faire un tour pour aller voir des maisons coloniales. La nuit est en train de tomber et ça ne casse pas trois pattes à un canard. Nous partons à la recherche du diner. Encore une fois, nous ne trouvons rien. On se demande parfois où mangent les touristes (ou plutôt pourquoi nous sommes toujours à des kilomètres de la rue qui regroupent les 2/3 hôtels et restos plus touristiques ?). Nous nous arrêtons finalement dans un boui-boui où une femme fait des beignets de légumes. Nous en prenons une première portion, puis deux, puis trois, car c’est délicieux !

 

Vendredi 7 octobre — Direction Bagan

Nous nous réveillons difficilement à 7 h, après une nuit assez agitée et bruyante. Nous partons petit-déjeuner et se balader dans le quartier. Nous profitons de scènes de vie quotidienne au petit matin, mais la ville ne nous plait pas trop et nous sommes contents d’aller à Bagan dès ce matin.

 

Le minibus vient nous chercher à l’hôtel. Nous commençons par un tour de la ville pour récupérer tous les passagers et les nombreux colis (aussi volumineux que les passagers). Nous sommes à l’avant et pouvons admirer le paysage qui défile très vite (le chauffeur est un énervé du volant). Au bout de 65 km, le moteur surchauffe (le bus est plein à craquer, la clim tourne à fond et la conduite est sportive !). Nous finissons par tomber en panne au niveau d’un péage. Nous descendons tous du bus et patientons au bord de la route. Le chauffeur nous explique que nous devons attendre un autre minibus… Manque de bol, j’ai une folle envie de faire pipi, mais je peux difficilement me cacher dans la nature. Je rentre chez une famille et mime le fait d’aller aux toilettes… À mon retour, les deux seules autres touristes du bus ont acheté une pastèque à la famille, que nous partageons. Cela fera office de repas, car il n’y a rien d’autre à acheter aux alentours.

 

Après 1 h 30 d’attente, nous repartons dans un autre minibus. La clim est toujours à fond, le minibus toujours aussi chargé et la conduite toujours aussi rapide. Nous traversons la plaine agricole au Sud de Mandalay ; des enfants ramènent les troupeaux de vaches et de chèvres, au milieu de nombreuses charrettes.

Nous faisons une pause dans une ville où plusieurs gamins courent autour du bus pour faire la manche. Quelques kilomètres plus loin, des enfants à peine habillés mendient le long de la route. Malgré que nous soyons habitués à la pauvreté, cela fait mal au cœur.

Après une journée de trajet, nous arrivons à Bagan. En traversant la plaine, nous apercevons déjà quelques temples et avons hâte de découvrir ce site archéologique mythique ! Le minibus nous dépose à notre hôtel et, pour une fois, il y a un resto juste en face. Nous sommes sauvés !

À bientôt pour la visite de Bagan et de ses milliers de temples !

 

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3 Commentaires

  • Répondre Fabienne Petit 17 avril 2017 à 8 h 07 min

    Toujours un plaisir de lire ta prose au petit-déjeuner , ma jolie

  • Répondre anna 17 avril 2017 à 22 h 46 min

    bravo c’est sympa on continue de voyager surtout sur le viaduc !

  • Répondre silbermann anne 18 avril 2017 à 14 h 47 min

    très très beau, félicitations, ça donne envie d’y aller aussi…

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