Australie

De Brisbane au Tropique du Capricorne – Road trip n°2 #1

5 avril 2016

Suite à nos vacances en Tasmanie, il fallait bien se remettre au voyage. Qui dit voyage, dit aussi : programme (« T’es sûr que ça vaut le coup de faire 100 bornes pour aller là-bas ?), tri des très nombreuses photos, journal de bord (« Mais qu’est ce qu’on a fait hier ? Comment ça s’appelle l’endroit où on a dormi ?), blog (« Mais pourquoi ça ne charge pas cette photo !! ») et comptabilité (tableau Excel, calculette, nombre de jours, dépenses par catégories, etc. 😭).

Après avoir atterri à Brisbane et gagné 15 degrés, nous avons passé quelques heures à faire tout ce que je viens d’énumérer. Nous avons enfin un hôtel correct en Australie et surtout une connexion wifi qui fonctionne (les Australiens ont beau avoir inventé le wifi, ça ne capte jamais bien et ça coupe tout le temps). On s’est évidemment baladé dans cette ville, qui nous a bien plu. L’ambiance est très décontractée malgré que ça soit la troisième ville du pays. Comme à Sydney, Melbourne et Hobart, nous avons fait du bateau (un petit bateau pour touristes, rien à avoir avec Hobart malheureusement). À bord, nous étions accompagnés de nombreux Chinois (pléonasme) qui ont fait plus de photos d’eux et de nous que de la ville. On serait bien restés une ou deux journées de plus pour prendre le temps de se baigner dans le lagon public (que nous avons découvert la veille au soir, avant de quitter la ville), pour visiter quelques musées et pour dormir, mais un nouvel haricot nous attend.

 

Vendredi 11 mars – Brisbane / Ross Creek –  249 km parcourus –  nuit dans un campsite chez un particulier

Nous récupérons notre haricot chez Jucy. Il est toujours aussi moche, mais un peu plus récent que le premier (mais cela reste relatif…). Au moment de partir, je m’aperçois que la vitre de la porte arrière ne se ferme pas. Nous passons pour les Français râleurs en demandant qu’ils la réparent (et encore nous ne disons rien pour le « non-ménage » du van), mais au moins le van sera étanche. Bref, nous partons. Nous rejoignons la côte en commençant par Calundra. Une nouvelle fois, nous passons par l’office du tourisme pour prendre la documentation et, une nouvelle fois, nous sommes accueillis par un volontaire (= retraitée, de sexe féminin, qui occupe ses journées en venant faire la discussion à l’office du tourisme). Elles sont souvent très gentilles, mais nous n’obtenons pas beaucoup d’informations. Nous continuons nos arrêts sur la côte « au hasard ». En fin de journée, nous avons un coup de cœur pour la ville de Noosa (Saint-Tropez australien) et le point de vue depuis le Mont Tinbeerwah. À la nuit tombée, nous prenons la route pour un campsite. Pour notre première nuit, nous dérogeons donc à la règle d’arriver au camping avant la nuit. Nous nous garons à 19h30 ; tout le monde est déjà couché. Notre van a un toit ouvrant, nous dormons avec vue sur les étoiles. La découverte de Noosa et du Mont Tinbeerwah sauve cette première journée de remise en marche.

 

Samedi 12 mars – Ross Creek / Sharon Gorge Nature Park – 404  km parcourus – nuit dans un campsite officiel

Dès notre réveil, à 6h, nous prenons la route pour Rainbow Beach. En arrivant, nous sommes déçus de la plage, mais découvrons, grâce notre super application Wiki Camps, de belles dunes. Nous continuons vers Tin Can Bay pour y voir des dauphins. On apprend qu’ils sont dans la baie qu’en début de journée et qu’il est possible de les nourrir, mais seulement à 8h du matin. Il est 10h et je suis triste d’avoir loupé les dauphins. Je prends le volant pour me consoler, mais les limitations de vitesse australiennes ne sont pas faites pour moi (110 km/h maximum…). Nous faisons une pause à Hervey Bay, paraît-il que c’est beau… on a dû louper quelque chose.

 

Nous reprenons la route pour Bundaberg, réputée pour les tortues et l’éclosion des nids. À l’office du tourisme, on nous explique que l’accès à la plage est très encadré, que nous devons y aller avec des rangers et que c’est… complet. Pas de dauphins, pas de tortues et rien à faire à Bundaberg. Cela aurait pu être une bonne journée de m****, mais Robin est têtu. Il se met en tête de trouver deux billets. Pendant plus d’heure, il parle avec les rangers pour qu’ils fassent une exception. Ça parle orientation des poissons, tortues, thèse, etc.

Finalement, le chef des rangers accepte de nous vendre deux places à condition que personne ne soit au courant. La soirée est complète depuis plus d’un mois, car c’est le dernier soir de la saison de reproduction où les rangers peuvent amener des touristes. Toute la nuit, des rangers sillonnent la plage en observant les nids afin de voir si les bébés tortues sortent du sable, puis appellent les groupes un par un. Nous sommes super contents, mais on nous prévient que nous sommes dans le groupe 5, autrement dit le dernier groupe qui partira sur la plage, et celui qui a le moins de chance d’en voir s’il y en a peu.

Au moment de faire les groupes (entre 40 et 50 pax), la volontaire de l’entrée se trompe et nous atterrissons dans le groupe 3. Nous attendons donc « seulement » 2h15 avant d’aller sur la plage. Arrivés sur place, nous ne sommes qu’à un mètre du nid (probablement les mieux placés, d’autres  sont six ou sept mètres plus loin). Nous voyons une centaine de bébés tortues sortirent du sable et se diriger vers la mer. À mi-chemin, les rangers les regroupent dans un panier pour qu’elles aillent toutes ensemble à la mer, afin d’avoir plus de chances de survivre. Nous faisons partie des 5 chanceux qui « aident » les tortues à aller la mer en faisant un chemin lumineux avec nos lampes et nos jambes. Elles nous passent sur les pieds et nous chatouillent. L’expérience est magique.

 

L’aperçu vidéo :

 

Dimanche 13 mars – Sharon Gorge Nature Park / Sarina Beach  – 593  km parcourus – nuit dans un campsite officieux

Nous décollons vers 7h après une courte nuit (nous ne sommes sortis de la plage que vers minuit la veille) car nous avons une longue journée de route devant nous. En milieu de journée, nous passons le Tropique du Capricorne. Pour une fois, nous arrivons tôt à notre campsite: bord de  plage, belles lumières, douches, électricité. Malheureusement, à la nuit tombée, notre van est envahi par des fourmis volantes. Au milieu de la nuit, je m’énerve après les moustiques qui ne piquent que moi et Robin peste contre la chaleur. Pas de doute, nous sommes sous les tropiques !

 

Ces trois premiers jours de road trip ont été un peu compliqués : beaucoup de kilomètres, la chaleur humide des tropiques et les moustiques. De plus, il y a moins de bons campsites que sur la partie Sud de la côte Est. Début difficile donc, mais encore de très beaux paysages et une expérience incroyable avec les bébés tortues.

Au prochaine épisode, la Grande Barrière de Corail !

PS: nous avons appris il y a quelques jours qu’un surfeur pro Australien a été attaqué et blessé sévèrement par un requin sur une des plages où nous avons dormi (campsite de Kiama).

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4 Commentaires

  • Répondre coco 5 avril 2016 à 7 h 48 min

    Ouahhhhh !!!! L’expérience des bébé tortues !!!! J’achète !!!
    Comme vous avez du kiffer !! Truc de ouf !!!

    bisous

  • Répondre anna 5 avril 2016 à 13 h 24 min

    Bravo pour votre reportage sur les tortues,que nous regardons ensemble, Daddy, Anna et Hugo !! Quelle chance pour vous et les tortues que vous n’avez pas écrasées…. mais une question nous brule les lèvres ; pourquoi les bébés tortues ont elles besoin de lumière ???? moi (Hugues ) je me rappelle avec émotion des pontes de tortues luth en Guyane,et sans rangers, ni tongs
    Nous vous embrassons bien fort tous les 3 et sommes très heureux pour vous.

  • Répondre Katherine 8 avril 2016 à 6 h 31 min

    Coucou !
    Super les photos et la vidéo !
    Tu vois, Robin, ta thèse t’aura aussi servi à convaincre les rangers de vous inclure dans un groupe pour voir l’éclosion des bébés tortues ; quelle chance ! Si j’en juge par la photo, elle est bizarre la fête de la Science en Australie …
    Très, très GROS bisous

  • Répondre Grokoko 10 avril 2016 à 19 h 29 min

    (y) la fête de la science

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