Bilan Myanmar (ex-Birmanie)

25 jours au Myanmar (ex-Birmanie) : notre bilan

8 août 2017

 

Après 25 jours en Birmanie (23 septembre/17 octobre 2016), voici notre bilan ! Vous l’avez sûrement déjà compris au fil des articles, nous avons adoré la Birmanie. On s’y attendait un peu, car nous n’avions eu que des retours positifs sur le pays. Encore plus que pour les autres pays, nous aurions aimé y rester plus longtemps, notamment pour sortir un peu des sentiers battus. En effet, notre périple en Birmanie est plutôt classique, car nous avons fait le choix de profiter plus longtemps des lieux incontournables plutôt que de passer du temps dans les transports pour seulement un jour ou deux dans une autre région.

Carte-bilan-trajet-Myanmar-Birmanie-blog-voyage-2016

 

La Birmanie, c’est 24 dodos dont :

  • 21 nuits en hôtel ou en guesthouse.
  • 2 nuits en bus
  • 1 nuit chez l’habitant pendant le trek de Kalaw à Inle

 

La Birmanie en vrac :

  • 23 minutes de montgolfière
  • 11 heures de train (pour 188 km parcourus) à Yangon et entre Hsipaw et Pyin Oo Lwin
  • 3 jours de e-bike à Bagan
  • 2 jours en scooter à Mandalay
  • 2 jours de trek entre Kalaw et le Lac Inle
  • 2 balades à vélo au Lac Inle et à Hsipaw
  • 1 journée en bateau au Lac Inle

(Comme d’habitude, vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir en plus grand)

 

Nos + en Birmanie :

– Les Birmans. Les locaux sont notre maxi coup de cœur du pays. Nous n’avons rencontré que des gens souriants et serviables. Pas un con en 25 jours, c’est plutôt bien ! Ce coup de cœur pour les locaux a commencé avec May, à Yangon. Étudiante en français, elle est venue vers nous pour discuter. Nos deux soirées avec elle ont été très enrichissantes… et les adieux émouvants. Autre exemple, les deux fois où nous sommes arrivés en bus de nuit (à Kalaw et à Hsipaw), les réceptionnistes nous ont donné la chambre au milieu de la nuit (sans même payer de supplément). En arrivant à Kalaw, les hommes qui traînaient dans la rue sont venus nous aider pour trouver notre hôtel (on avait plutôt l’habitude de se faire embêter dans ces moments-là). Dans la campagne autour de Kalaw, deux hommes (qui ne parlaient pas un mot d’anglais) se sont arrêtés pour nous proposer de nous ramener en ville à l’arrière de leur tracteur. Pendant le trek, notre guide était d’une extrême bienveillance, une bienveillance naturelle… Et pour finir, on nous a offert des milliers de sourires, et même des gourmandises, des jus, des fruits, du bétel ! Bref, des exemples de gentillesse, on en a des dizaines. On a passé 25 jours à se sentir bien et en sécurité. On a cru être au pays des Bisounours (ou presque… #dictature).

 

– Des étapes très diverses. Toutes nos étapes ont été extrêmement variées. Même les pagodes du pays sont différentes (il le fallait parce qu’après 7 mois de temples et de pagodes, nous avons frôlé l’overdose). Nous sommes passés de l’agitation étouffante de Yangon à la bourgade fraîche de Kalaw, du mythique lac Inle à la petite ville de Hsipaw, et des temples de Bagan aux cités royales de Mandalay. Rien ne se ressemblait et tout était magique !

 

– Un pays pas trop touristique. On ne va pas se mentir, la Birmanie c’est touristique, mais rien à voir comparé aux autres pays d’Asie du Sud-Est. Bagan et le lac Inle sont les lieux phares du pays et sont par conséquent très touristiques. Il paraît qu’à Bagan, des moines posent pour les touristes (on ne l’a pas vu directement, mais je l’ai lu sur plusieurs blogs). Au Lac Inle, les pécheurs prennent clairement la pose en attendant une pièce. Cependant, on ne s’est jamais sentis comme des porte-monnaie sur pattes et nous n’avons pas eu l’impression que les Birmans étaient attirés par notre richesse relative. Les autres villes du pays ne sont pas encore trop influencées par le tourisme et dans l’ensemble, le pays n’a pas encore sombré du côté obscur du tourisme. Si seulement cela pouvait durer…

Petite précision, nous sommes allés en Birmanie en septembre-octobre. Ce n’était pas encore la haute saison touristique et c’était très bien comme ça (quelques pluies dans le Sud, mais beaucoup moins de monde et une végétation luxuriante, le top).

– Les fêtes traditionnelles. Nous avons pu assister à la grande fête de la pagode Phaung Daw Oo au Lac Inle et à la fête des Lumières à Mandalay. Cela aura été des moments forts de notre séjour. Nous avons pu être mêlés à la population et admirer les coutumes locales. Nous n’avions pas l’impression (du moins on l’espère) d’avoir été trop intrusifs et cela était très agréable. Les Birmans venaient facilement vers nous, soit pour nous prendre en photo, soit pour nous parler. Cela nous a aidés à prendre des photos de moines (alors que de manière générale, nous évitions), notamment pendant la fête des Lumières ; c’est un moine lui-même qui nous a invités et accompagnés pour faire les photos.

 

– La nourriture. Nous avons été agréablement surpris par la nourriture, car plusieurs personnes nous avaient dit qu’on ne mangeait pas très bien en Birmanie. Certes, nous avons été malades dès notre arrivée à Yangon alors que nos estomacs étaient bien rodés (mais nous avions un peu tenté le diable en mangeant des aliments non identifiés sur un trottoir de la ville). Mis à part cet épisode, nous nous sommes régalés. Nous avons extrêmement bien mangé pendant le trek (notre guide cuisinait pour nous). À Inle, nous avons dégusté de délicieuses salades tomates/avocats. À Hsipaw, au cœur de l’état shan, nous nous sommes régalés avec la soupe shan (vermicelles de riz, tofu, tomates et des centaines d’épices). À Bagan, nous avons mangé d’excellents riz frits, ainsi que des plats indiens succulents.

 

Nos — en Birmanie :

– Le très très gros « moins » de la Birmanie est tout simplement : la dictature militaire. Alors oui, Aung San Suu Kyi a été élue et la Birmanie s’ouvre sur le monde. Cependant, cela cache une réalité bien différente. Aujourd’hui, la fameuse Aung San Suu Kyi ressemble davantage à un pantin aux mains de la dictature qu’à la femme élue prix Nobel de la Paix. L’armée a suffisamment de sièges au parlement pour bloquer tout changement majeur.  De plus, l’ouverture est relative, car la Birmanie est divisée entre des régions ouvertes et d’autres fermées, où touristes, journalistes et ONG sont interdits. Certaines régions sont partiellement ouvertes, à condition d’obtenir un permis. La pseudo-ouverture de la Birmanie permet avant tout à attirer de plus en plus de touristes. Ces derniers financent indirectement la dictature, car tous les acteurs touristiques reversent des sommes considérables à l’état. Les prix des hôtels sont d’ailleurs plus élevés que dans le reste de l’Asie du Sud-Est (et on a bien galéré pour ne pas trop exploser notre budget). D’ailleurs, quand Aung San Suu Kyi était encore dans l’opposition, elle-même avait appelé à boycotter le tourisme. Aujourd’hui, tout est fait pour faire venir les touristes (procédure de visa simplifié, aéroport et hôtellerie en plein développement, etc.) et cela fonctionne. Pour conclure ce chapitre, au Nord-Est de la Birmanie, les états Shan et Kachin connaissent une recrudescence de combats armés et de violences ethniques, tandis qu’à l’Ouest, l’état birman est en train de procéder au nettoyage ethnique des Rohingyas (une minorité musulmane)…

Il est difficile d’enchainer après ce paragraphe et évidemment les 3 « moins » qui suivent sont incomparables.

– Le tremblement de terre à Bagan. Comme vous l’avez vu dans notre article sur Bagan, nous avons visité la cité 1 mois et demi seulement après le tremblement de terre. Le séisme a causé beaucoup de dégâts et quelques temples majeurs ont été fortement endommagés. Heureusement, c’est plus souvent des petits dégâts, mais qui rendent de nombreux temples inaccessibles et/ou bâchés.

 

– Les transports. De tout notre voyage en Asie, nous n’avons eu que deux pannes de bus et les deux ont eu lieu… en Birmanie ! Rien de grave, mais on a perdu pas mal de temps. De même pour les bus entre Hsipaw et le Lac Inle, où on a naïvement cru que le bus allait prendre la route directe (300 km). Nous avons finalement mis 11 h, avec un détour par Mandalay. Cela aura aussi été le trajet le plus frigorifique que nous ayons fait (pire qu’au Laos et au Vietnam, c’est dire !).

 

– Les repas. Cela peut paraître contradictoire avec le paragraphe ci-dessus où j’écrivais que nos repas étaient délicieux. Nous avons très bien mangé, mais seulement lorsque l’on a trouvé à manger ! Plusieurs fois, lorsque nous étions éloignés de notre hôtel ou de sites touristiques, nous ne trouvions rien à se mettre sous la dent. Rien de très grave, nous ne sommes pas morts de faim !

Les 3 derniers « moins » étaient déjà suffisamment difficiles à trouver, alors pas de cinquième moins !

 

Nos lieux coups de cœur (par ordre de visite) :

  • Le trek de Kalaw au Lac Inle, hors du temps

 

  • Le Lac Inle, avec ses pêcheurs inthas et ses villages flottants

 

  • Bagan et ses milliers de temples

 

  • Mandalay et ses anciennes capitales royales

 

  • Un MEGA COUP DE CŒUR pour le pays ❤️

 

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6 Commentaires

  • Répondre Fabienne Petit 9 août 2017 à 15 h 04 min

    Bravo Adele pour avoir trouvé le courage de finir….Trop belle la photo avec les nonNes ( 2 n, non?) : un vrai talent de photographe. Et c’est quoi le e-bike? Du Velo sur internet? Bisoux

    • Répondre Elise 9 août 2017 à 19 h 25 min

      Oups pour la faute sur les nonnes 🙈
      Les e-bikes sont des scooters électriques (qui fonctionnent bien mieux qu’internet en Birmanie!) Merci pour le commentaire et à bientôt en Normandie !

  • Répondre silbermann anne 16 août 2017 à 11 h 13 min

    magnifiques photos…. à faire rêver et envie d’y aller aussi ! bravo à tous les deux

    • Répondre Elise 3 septembre 2017 à 19 h 09 min

      Merci 😀

  • Répondre Katherine 28 septembre 2017 à 23 h 03 min

    Un IMMENSE BRAVO pour le magnifique blog. Je suis fière de toi, Elise/Adèle !
    (et les qques jours en Thaïlande pour finir, rien ???)

    • Répondre Elise 1 octobre 2017 à 15 h 58 min

      Merci 😊
      L’article de Bangkok est enfin en ligne !

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